Crise à l’hôpital St. Clare’s : cinq médecins menacent de claquer la porte
La ministre de la Santé de Terre-Neuve-et-Labrador a affirmé vendredi avoir bon espoir d’en venir à une entente dans les plus brefs délais avec les cinq médecins qui menacent de démissionner du deuxième plus grand hôpital de la province. Le 23 juin, cinq médecins de l’hôpital St. Clare’s Mercy, situé à Saint-Jean, ont envoyé au dirigeant de la régie de santé de Terre-Neuve-et-Labrador une lettre prévenant de leur prochaine démission. Ces médecins — MichaelJakovac, Olatunji Odumosu, Stephanie Genge, Sanampreet Gurm et Evan Wee — soutiennent que leur environnement de travail est devenu Ils n’accompliront aucune tâche ne faisant pas partie de leurs obligations contractuelles — aucun quart de travail le soir ou les fins de semaine — à compter du 1er juillet, jusqu’à leur démission le 1er octobre. Ces médecins travaillent au département de médecine interne et sont responsables d’une large gamme de soins importants, tant aux patients qui se présentent à l’urgence qu’à ceux qui sont hospitalisés. Vendredi après-midi, la ministre provinciale de la Santé, Krista Lynn Howell, a soutenu qu’un accord est La ministre de la Santé, Krista Lynn Howell, réagit vendredi à la polémique déclenchée par la lettre des cinq médecins. Photo : CBC / Ryan Cooke Son ministère s’affaire à trouver une solution avec la régie de santé et l’association médicale de Terre-Neuve-et-Labrador, assure-t-elle. Kyle Rees, l’avocat représentant les médecins, y voit un signe encourageant. Dans sa lettre au nom des cinq internistes, l’avocat mentionnait que ceux-ci étaient choqués par la suspension du programme de résidence à l’hôpital St. Clare’s. Il prendra fin le 1er juillet. Dans une déclaration écrite vendredi, l’Université Memorial dit avoir pris la décision de mettre fin à son programme de résidence médicale à St. Clare’s À l'école de médecine de l'Université Memorial (photo d'archives), on est insatisfait de la gestion du programme de résidences à l'hôpital St. Clare's. Photo : Université Memorial Un porte-parole, Chad Pelley, a rappelé que l’école de médecine de l’université s’inquiétait d’un Des changements ont été faits, mais pas suffisamment pour répondre aux normes nationales lors d’une évaluation d'accréditation en novembre dernier, ajoute-t-il. La menace de démission révélée vendredi en début de journée par CBC a certes causé de l’émoi, mais ce n’est pas la première fois qu’une situation analogue se produit à l’hôpital St. Clare’s Mercy. Dans une lettre le 1er janvier 2024, l’équipe de médecine interne de St. Clare’s avait écrit au bureau du premier ministre de la province et menacé de suspendre la prestation des services pendant 20 jours. Ils dénonçaient un Leur menace n’a pas été mise à exécution. D’ailleurs, leur convention collective l’interdit. Toutefois, trois des cinq médecins signataires de cette lettre ne travaillent plus aujourd’hui à St. Clare’s. Barry Petten, porte-parole en santé de l’opposition progressiste-conservatrice à Terre-Neuve-et-Labrador, affirme ne pas être le moindrement surpris. Il dit être resté en communication avec des internistes de l’hôpital St. Clare’s Mercy depuis les premières menaces, en janvier 2024. Les médecins, souligne le député, ont abordé la question avec les trois derniers ministres de la Santé, incluant John Hogan, qui est aujourd’hui le premier ministre. Barry Petten, député de Conception Bay South, a dénoncé vendredi le manque d'action du gouvernement libéral. Photo : CBC / Ryan Cooke L’actuelle ministre de la Santé reconnaît que c’est un problème qui existe depuis un certain temps. Krista Lynn Howell assure que des discussions sont en cours depuis plusieurs mois. Elle précise que la suspension du programme de résidence médicale à St. Clare’s Mercy, au sujet duquel l’Université Memorial affirme avoir envoyé un avis formel en début d’année, est venue s’ajouter à la liste d’enjeux déjà existants. Krista Lynn Howell mentionne que ce programme est important pour l’hôpital, et espère qu’il pourra être un jour rétabli. Dans une déclaration vendredi, la régie de santé de Terre-Neuve-et-Labrador a affirmé ne pouvoir commenter la lettre de démission, mais précise que ses rapports avec les fournisseurs de soins sont importants, et dit vouloir faire en sorte que les soins aux patients ne souffrent pas des défis en matière de ressources humaines. Le Centre des sciences de la santé est situé à Saint-Jean, Terre-Neuve-et-Labrador. (Photo d'archives) Photo : CBC / Danny Arsenault Face aux menaces des cinq médecins, le plus grand hôpital de la province — le Centre des sciences de la santé à Saint-Jean — s'inquiète de voir sa tâche s'alourdir. Jeudi, une lettre conjointe signée par les spécialistes de médecine interne du Centre des sciences de la santé et de St. Clare’s Mercy a été envoyée à la régie. D’après le reportage de Ryan Cooke (CBC)dangereux pour les soins aux patients et le bien-être des fournisseurs [de soins]
.Il est devenu de plus en plus clair que de continuer sous le modèle actuel compromettra encore davantage la sécurité des patients et le bien-être déjà fragile de l’équipe [médicale]
, lit-on dans la lettre rédigée par l’avocat Kyle Rees du cabinet O'Dea Earle.En quête de solutions
imminent
avec ces cinq médecins.
Je suis en désaccord avec les tactiques déployées jusqu’ici
, a déclaré la ministre, mais personne n’a abandonné
.Je sais que les parties travaillent là-dessus, ce qui est une évolution positive. C’est une situation à prendre au sérieux, et il semble qu’elle le soit
, a-t-il commenté vendredi.Le programme de résidences va disparaître
dans l’intérêt de la formation et du bien-être de nos [médecins] résidents
.
manque de soutien adéquat
et d’un manque de supervision appropriée
des médecins résidents.Premières menaces il y a un an et demi
accablement administratif
, des ressources limitées
et déploraient d’avoir une quantité insurmontable de patients
. Ils décrivaient aussi leurs salaires comme étant nettement inférieurs
à la moyenne nationale.Nous sommes conscients que notre décision de suspendre des services pourra causer inconvénients et perturbations à la régie de santé et à nos patients
, écrivaient-ils. Cependant, nous croyons fermement que cette étape est nécessaire pour attirer l’attention sur la nécessité urgente de changement
.Rien ne bouge, selon l'opposition
Et pourtant, aucune action
, s’offusque Barry Petten. Ce n’est rien de nouveau. Dix-huit mois plus tard, rien n’a bougé.

L'autre hôpital de Saint-Jean sur ses gardes

Transférer la charge de travail au Centre des sciences de la santé n'est pas une option
, écrivent-ils. [Il] opère au maximum de sa capacité et n'a pas l'infrastructure, l'espace ou le personnel pour accueillir un fardeau additionnel.
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